La brigade anti-gros mots (première partie)

A Trifouillis-Les Deux Grimoires, la vie était plutôt paisible… A part la sorcière tête en l’air qui, au final, ne faisait pas de mal à une mouche comme elle ratait tous ses mauvais sorts, rien ne venait perturber la petite vie tranquille des habitants de Trifouillis.

Mais, un beau matin, le prince Agadoudou-Dou, qui, comme son nom ne l’indique pas, était très mou, se leva du mauvais pied et décida d’instituer de nouvelles règles dans le royaume.

Désormais, il voulait être le seul à pouvoir prononcer des gros mots. « Crotte de bique, je ne veux plus jamais entendre un seul gros mot dans ce royaume ! », s’exclama-t-il devant ses conseillers.

« Je veux être le seul à pouvoir vous insulter, bande d’incapables », leur cria-t-il. Ses conseillers restèrent bouche-bée devant le changement radical de ton du Prince Agadoudou-Dou habituellement si mou !

Cette colère soudaine avait pourtant une explication assez simple : une petite souris s’était glissée dans le lit du Prince la veille pendant qu’il dormait pour lui faire une blague et lui avait murmuré à l’oreille une série d’insultes les plus grossières les unes que les autres. Le Prince Agadoudou-Dou avait alors fait un horrible cauchemar au cours duquel il se faisait insulter par l’ensemble des habitants de son royaume. Pour éviter que cela lui arrive réellement, le Prince fit immédiatement voter une loi interdisant les gros mots et les insultes.

Pour faire appliquer cette loi, le Prince décida de mettre en place une brigade anti-gros mots. Cette brigade, composée des soldats les plus cruels de sa garnison, était chargée d’arrêter toutes les personnes qui prononceraient un gros mot.

Selon cette loi, seules sept insultes étaient tolérées : « Poil de carotte, tête de poireau, espèce de menton poilu, assiette d’épinards, serpent à lunettes, champignons pourris et saucisse crue ».

La Brigade anti-gros mots sillonnaient les rues de Trifouillis-Les Deux grimoires en long et en large pour vérifier que seuls ces gros mots étaient prononcés par les habitants.

La sorcière tête en l’air était très agacée par ce nouveau règlement qu’elle ne respectait pas. De toute façon, à peine fut-elle votée qu’elle avait déjà oublié que cette loi existait. Quelle tête en l’air, cette sorcière !

Elle continuait donc régulièrement à prononcer toute une série de jurons, notamment contre ses fleurs « Gromophiles » qui n’avaient pas besoin de pluie pour pousser, mais de deux ou trois gros mots par jour pour éclore !

Comme chaque matin, la sorcière s’apprêtait donc à chanter une série de jurons pour faire pousser ses fleurs « gromophiles » : « Caca boudin, pipi de chat, prout de mammouth… ». Elle ne put finir sa chanson… La brigade anti-gros mots l’avait attrapée ! « Vous avez prononcé les mots interdits ! Vous allez être punie ! », lancèrent les soldats.

 Trois fins possibles. A ton avis que va faire la sorcière tête en l’air ?

1)      Elle va pouvoir s’échapper grâce à son pédalo-balai

2)      Elle va utiliser ses pouvoirs magiques pour être sauvée, cliquez ici

3)      Elle va finir sa vie en prison, cliquez ici

Si tu as une idée d’une autre fin, écris à la sorcière pour lui raconter en lui laissant un commentaire ou en lui écrivant un mail à lasorciere.teteenlair@gmail.com

(Dessin: MA/Tous droits réservés)

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